Séminaire doctoral de MoDyCo

Séminaire doctoral 2016-2017

Mardi, 11h-13h, bâtiment W (Max Weber), salle 1 (Rdc), Université Paris Ouest Nanterre

(organisé par Frédéric Isel et Julie Lefebvre)

 

Cette année, le séminaire aura lieu les mardis suivants : 

 

- 18 octobre 2016  

- 22 novembre 2016 

- 17 janvier 2017 

- 28 février 2017  

- 4 avril 2017  

- 16 mai 2017 

- 13 juin 2017

 

 

Programme

18 octobre 2016 

Marianne Doury - IRISSO - Equipe LCP, UMR 7170, CNRS-Dauphine

L'accusation d'amalgame et son réinvestissement diaphonique dans les discours de la « nouvelle droite »

Christian Plantin -  Laboratoire Interactions, Corpus, Apprentissages, Représentations - ICAR, CNRS ; Université Lyon 2 ; Ecole Normale Supérieure de Lyon

Pourquoi un dictionnaire de l'argumentation ?

Cette séance sera suivie d'un pot de rentrée qui aura lieu bâtiment A, salle 407.

 

 

Page en cours d'élaboration : des informations précises concernant les dates suivantes seront communiquées prochainement.

 

 

22 novembre 2016 : Julie Lefebvre, Florence Bretelle-Establet.

 

17 janvier 2017 : Jacqueline Authier-Revuz, Yoshiko Suto.

 

28 février 2017 : séance organisée par les doctorants du laboratoire Modyco.

 

4 avril 2017 : Caroline Bogliotti, Brigitte Garcia et Lætitia Puissant.

 

16 mai 2017 : Christiane Préneron, Marie Kugler Lambert, Sophie de Pontonx, Atanase Tchobanov.

 

13 juin 2017 : Olivier Baude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

BIENVENUE sur la page du séminaire doctoral du laboratoire MoDyCo.

Séminaire 2015-2016

 

  • Cette année, les organisatrices du séminaire sont : Delphine Battistelli et Frédérique Sitri.
  • Cette page est en cours d'élaboration : toutes les informations concernant certains séminaires seront publiées prochainement.

 

****Mardi 10 Novembre 2015****

11h-13h, salle A304

Thème de la séance : Psycholinguistique (organisée par Frédéric Isel et Giulia Barreca)

 

Frédéric ISEL (Professeur, MoDyCo, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

Électroencéphalographie (EEG) du traitement du langage : trois exemples d’étude 

Dans ma présentation, je commencerai par montrer comment les recherches sur le traitement du langage en psycholinguistique ont bénéficié de l’apport de la neurophysiologie au cours des trente dernières années, notamment par la mise en évidence de marqueurs électroencéphalographiques spécifiques de certains processus de traitement du langage. Puis, pour illustrer mon propos, je prendrai trois exemples d’études que je conduis actuellement dans le domaine de la psycholinguistique.

La première série de recherches expérimentales est centrée sur l’examen de l’organisation fonctionnelle du lexique mental. Elle a pour objectif principal d’examiner le rôle joué par la prosodie linguistique lors de la reconnaissance auditive des mots composés dans différentes langues se distinguant sur leur patron accentuel : Allemand, Français et Chinois Mandarin. Des données empiriques sont collectées à la fois en production (recherche des indices acoustico-phonétiques pertinents) et en perception (traitement des indices identifiés) dans le but de tester empiriquement les modèles psycholinguistiques postulant que la prosodie est l’un des facteurs déterminants pour faciliter l’accès au lexique mental.

Le second axe de mes recherches a pour objectif central d’étudier les processus de contrôle cognitif (fonctions exécutives) mis en œuvre lors du traitement d’une langue seconde. Ces processus ont pour fonction de limiter les transferts négatifs d’informations grammaticales de la langue dominante à la langue moins automatisée. Karin Heidlmayr, doctorante sous ma direction présentera un aperçu des travaux qu’elle conduit dans sa thèse de doctorat (soutenance prévue le 23 novembre prochain).

Enfin, j’évoquerai brièvement des études développées en collaboration avec l’équipe du professeur Chantal Henri à l’hôpital Henri Mondor de Créteil. Ces études visent à explorer la perception et la régulation des informations émotionnelles (dont la prosodie émotionnelle) chez des patients adultes atteints de troubles bipolaires. Une discussion pourra notamment s’engager sur la nature des structures linguistiques porteuses ou non d’informations sur la prosodie émotionnelle.

 

Karin HEIDLMAYR (Doctorant, Université Paris Descartes)

Les processus de contrôle cognitif et leurs bases neuronales dans le bilinguisme : données électroencéphalographiques

L’objectif principal de mes recherches est d’étudier la relation entre le bilinguisme et le contrôle exécutif général. Les recherches sur le bilinguisme en psycholinguistique ont montré que la co-activation permanente des langues ainsi que la nécessité de s’adapter à l’environnement linguistique impliquent des processus de contrôle général. Le besoin permanent d’un individu bilingue de contrôler les langues qu’il utilise régulièrement afin d’éviter des interférences grammaticales entre ces langues peut conduire dans certains cas à un renforcement des capacités de contrôle cognitif. Toutefois, la nature des processus de contrôle impliqués reste controversée. Trois de mes études ont examiné cette question au niveau neuronal chez des bilingues tardifs français-allemand. Différentes tâches expérimentales mettant en jeu un conflit cognitif ont été utilisées, les unes impliquant une composante linguistique (Stroop et amorçage négatif : Heidlmayr, Moutier, Hemforth, Courtin, Tanzmeister, & Isel, 2014 ; Heidlmayr, Hemforth, Moutier, & Isel, 2015 ; Aparicio, Heidlmayr, & Isel, en révision), et une autre impliquant une composante oculomotrice (tâche antisaccade ; Heidlmayr, Doré-Mazars, Aparicio, & Isel, soumis). L’approche électroencéphalographique permet de (1) tracer la dynamique de l’activité neuronale à la surface du scalp avec une haute résolution temporelle (de l’ordre de la milliseconde), et (2) reconstruire les générateurs neuronaux associées à cette activité. Les principaux résultats de mes travaux mettent en évidence une efficacité renforcée de la neurodynamique des processus de détection de conflit, de gestion de conflits et d’inhibition chez les bilingues, ainsi qu’une plus grande interaction entre les régions corticales impliquées dans le contrôle cognitif chez les bilingues que chez les monolingues. En outre, nous avons montré que différents facteurs linguistiques individuels inhérents au bilinguisme, i.e. la fréquence d’utilisation quotidienne de la seconde langue (L2), le niveau de compétence dans la L2 et l’expérience d’immersion en L2 modulent le contrôle exécutif. Prises dans leur ensemble, nos observations corroborent l’hypothèse d’une implication de processus de contrôle général dans le bilinguisme et révèlent des capacités d’adaptation neuroplastique en lien avec certaines contraintes linguistiques dans le cerveau bilingue.

 

****15 décembre 2015****

 

 

****Mardi 19 janvier 2016****

 

Séance "Corpus et didactique des langues" (organisée par Ilaine Wang)

 

Angela Chambers (professeur émérite, Université de Limerick, Irlande)

Les corpus et l'apprentissage des langues: défis et enjeux

Résumé : Les chercheurs dans le domaine des corpus et l'apprentissage des langues soulignent l'énorme potentiel des corpus comme ressource pour enseignants et apprenants. Beaucoup d’entre eux publient des études des résultats de la consultation des corpus par leurs étudiants et décrivent aussi les réactions des apprenants à cette nouvelle ressource. Cependant, malgré le nombre croissant de telles études, il semble bien que cette pratique soit limitée aux enseignants qui sont aussi des chercheurs dans ce domaine. La question se pose donc de savoir comment réduire l’écart entre la recherche et la pratique et encourager une application plus large par des professeurs qui ne sont pas des experts dans la matière.

 

Cristelle Cavalla (MCF, DILTEC / Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle)

Un corpus pour l'enseignement des routines langagières en FLE

Résumé : Notre propos se situe autour de la question maintes fois débattue : comment peut-on faire entrer les corpus en classe de langue (Boulton and Tynes, 2014; Chambers, 2007; Fligelstone, 1993; Johns, 2002) ? Grâce aux « routines langagières », nous montrerons plusieurs tentatives didactiques d’introduction des corpus en classe de FLE. Nous présenterons des exemples d’activités développées via le corpus Scientext pour l’aide à l’écrit scientifique auprès d’étudiants allophones dans les universités françaises.

 

 

****Mardi 9 février 2016****

11h-13h, salle A406

Thème de la séance : La modalité : analyses en corpus (organisée par Delphine Battistelli) 

 

Paola Pietrandrea (Laboratoire LLL-Université de Tours)

L’annotation des constructions épistémiques dans un corpus d’interactions orales. Le projet MODAL

 Dans ma contribution je présenterai les résultats préliminaires de MODAL, un projet de la MSH du Val de Loire, qui vise à identifier, à annoter et à étudier les constructions épistémiques caractérisant les interactions orales du français, de l'anglais et de l'italien. En particulier: (i) je décrirai la construction - guidée par les corpus - du cadre théorique qui a permis de rendre compte de la totalité des constructions épistémiques repérables dans le discours oral dialogique; (ii) je proposerai une description formelle de la structure et des fonctions des constructions épistémiques; (iii) j’illustrerai la démarche méthodologique utilisée pour implémenter un schéma d’annotation manuelle de la modalité épistémique; (iv) je présenterai les premiers résultats fournis par l’analyse linguistique du corpus annoté.

 

Udo Mai (Laboratoire MoDyCo - Université Paris Ouest Nanterre La Défense / Université de Potsdam)

Les manifestations complexes de la modalité : modalité et contexte

Lorsque le sens modal d’un énoncé est exprimé par plusieurs éléments modaux, ceux-ci peuvent se comporter de plusieurs façons : soit l’un des éléments prévaut sur un autre et le domine sémantiquement, soit les éléments sont à égalité. La question est, ensuite, si ces éléments porteurs de modalité se complètent simplement, ayant pour résultat une combinaison de leurs significations originales, ou bien s’ils constituent un nouvel sens modal, plus complexe ou simplement différent, qui ne peut pas être déduit des implications logiques des éléments de base. Comment la signification et la fonction modales sont-elles reparties entre les éléments d’une telle structure ? La combinaison de plusieurs constituants modaux, est-elle utilisée exprès pour remédier à la polysémie typique des éléments modaux ou pour déclencher des significations différentes, par exemple évidentielles ? Cette recherche permet en plus d’évaluer si le résultat de l’interférence de plusieurs éléments modaux dépend de leur forme ou de leur signification. 

 

****15 mars 2016****

****12 avril 2016****

****17 mai 2016****

 

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