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COLDOC

Écrit par LUONG on 1 octobre 2010.

Coldoc est le colloque organisé par des doctorants et des jeunes chercheurs associés du laboratoire. Il est organisé chaque année depuis 2004 avec le soutien de l'école doctorale 139. Sur cette page, vous trouverez à la fois toutes les infos concernant Coldoc 2014 et les archives des Coldoc passés : appel à communication, programme, actes (pour ceux qui ont donné lieu à une publication en ligne), comité d'organisation et comité scientifique.

  1. Coldoc 2014 : La diversité des langues : les universaux linguistiques à l'épreuve des faits de langue
  2. Coldoc 2013 : La question des genres à l'écrit et à l'oral
  3. Coldoc 2012 : Traitement de corpus linguistiques : outils et méthodes
  4. Coldoc 2011 : Énoncés en Situation
  5. Coldoc 2010 : La définition dans les Sciences du Langage
  6. Coldoc 2009 : L'ambiguïté dans les Sciences du Langage
  7. Coldoc 2008 : La question des méthodes en Sciences du Langage
  8. Coldoc 2007 : Le vocabulaire scientifique et technique en Sciences du Langage
  9. Coldoc 2006 : Intra-disciplinarité et extra-disciplinarité en sciences du langage
  10. Coldoc 2005 : Recueil des données en Sciences du Langage et constitution de corpus : données, méthodologie, outillage
  11. Coldoc 2004 : La Construction des observables en sciences du langage

Coldoc 2014 : Diversité des langues : les universaux linguistiques à l'épreuve des faits de langue

13-14 novembre 2014

Pour sa onzième édition, Coldoc s'intéressera à la diversité des langues et de leurs usages. La variation interlangue nous oblige à constater à la fois les spécificités des langues et de leurs usages (pragmatique, sémantique, morpho-syntaxe, phonologie), faisant ainsi émerger la question des universaux qui vise à décrire la faculté universelle du langage. Face à des observables aussi divers que nombreux, comment articuler diversité des représentations linguistiques et universalité de la faculté de langage ? Que devient la théorie des universaux linguistiques face à la pratique des langues ?

Retrouvez l'appel à communication, les modalités de soumission et la constitution du comité scientifique sur le site de COLDOC 2014 :
Les universaux linguistiques à l'épreuve des faits de langue

Website in English here : COLDOC 2014 on Language Diversity

Conférenciers invités :
Françoise GADET (MoDyCo, Université Paris Ouest Nanterre la Défense)
Alexandru MARDALE (SeDyl, Inalco)
Marzena WATOREK (SFL, Université Paris 8)

Le programme est en cours de préparation et sera bientôt en ligne.

Comité d'organisation
Giulia BARRECA, Trang LUONG, Laure MARTIN, Ilaine WANG.
Pour contacter le comité d'organisation par mail :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 


 

Coldoc 2013 : La question des genres à l'écrit et à l'oral

13-14 novembre 2013

COLDOC 2013 a pour objectif d’interroger de façon pluridisciplinaire la notion de genre et d’illustrer la variété des problèmes théoriques et pratiques qu’elle pose. L’appel à contributions se veut ouvert et vise à articuler cette richesse des points de vue qu’on peut porter sur la question des genres, afin de contribuer à circonscrire une catégorie essentielle pour l’interprétation.

Le site du coldoc 2013 : La question des genres à l'écrit et à l'oral

Website in English here.

Programme du coldoc 2013

N'oubliez pas de vous inscrire en ligne !

Comité d'organisation
Julie BELIAO, Anaïs MORENO, Tony ONGUENE, Lucie ROUSIER-VERCRUYSSEN, Charles TEISSEDRE


Coldoc 2012 : Traitements de corpus : outils et méthodes


4-5 octobre 2012

Les traitements que l'on peut effectuer pour définir et analyser un corpus prennent ces dernières années une importance centrale dans le travail de recherche en linguistique. Les approches au corpus peuvent varier à l'infini selon la nature des productions étudiées, le(s) niveau(x) d'analyse visé(s) et le cadre théorique. Le COLDOC 2012 cherchera à mettre en lumière les approches concrètes utilisées par les doctorants et les jeunes chercheurs dans leurs travaux, à comparer nos pratiques quotidiennes et ouvrir une reflexion sur l'élaboration des connaissances dans cette forme de recherche.

Site du colloque 2012 : Traitement de corpus linguistiques : outils et méthodes

... and in english : Processing linguistic corpus: Tools and methods

Téléchargement: Le livret

Comité d'organisation
Marine Damiani, Kaja Dolar, Carmen Lucia Florez-Pulido, Romain Loth, Julien Magnier et Anne Pegaz.


Coldoc 2011 : Énoncés en Situation


28-29 septembre 2011

De nombreux travaux situés à l’articulation d’autres disciplines ont mis en évidence l'exigence d'une approche transversale pour toute recherche linguistique, notamment dès lors qu'il s'agit de distinguer entre différents types d’actes communicatifs. Car si la gestuelle, la prosodie, la pragmatique, participent au même titre que la sémantique et la syntaxe à la construction du sens, il s'agit de penser dans la description et la théorisation leurs interactions et interrelations. Ce sont précisément ces enjeux qui seront au cœur de l’édition 2011 de ColDoc.

A titre d'exemple on peut prendre le registre de la mimo-posturo-gestualité. Tout individu dès qu'il parle, établit dans ce registre des traces qui caractérisent son intention communicative. Dans certaines pathologies, telles que l’autisme, ce peut même être le seul registre qui puisse servir de base à la lecture des intentions de l'autre. Mais dans le parler banal, la gestuelle collabore au sens du message. Il en va de même de l’intonation dans ses dimensions tant iconique que conventionnelle. Elle participe également à la fonction communicative : elle complète le sens de l'énoncé, le soutient, ou bien encore le contredit (comme dans l’ironie).

Un autre aspect relatif à une vision interrelationnelle de la linguistique est celui de la pragmatique. Discipline de l'analyse des principes, connaissances et stratégies constitutives du savoir, celle-ci détermine la compétence communicative dans l'utilisation effective du langage. ColDoc 2011 s’intéressera aux études effectuées en fonction de l'intervention d'une série de facteurs membres de la situation communicative, qui prennent des valeurs dans différents types d’interactions, mais qui apparemment répondent à la même structure. Tout ceci relève de l’externalité du langage ; ainsi, gestuelle et intonation sont respectivement des paramètres extra- et suprasegmentaux qui ne peuvent être étudiés hors d’un contexte oral.

Parallèlement, on s'est aussi intéressé aux liens entre phonologie, syntaxe, sémantique, soit dans les relations entre niveaux linguistiques, soit dans leurs relations avec des systèmes externes à la langue. La connaissance linguistique est le résultat de l'articulation des différentes disciplines et sous-systèmes s'occupant chacun d'un type particulier des phénomènes du discours. L'objet de ce ColDoc était d'explorer les interfaces internes et externes, verbales et non verbales dans le champ de la communication, de sa description et de l'interprétation des énoncés qui s'y dessinent.

Site du colloque 2011 : *ICI*

Télécharger
: Le livret et les actes de Coldoc 2011

Comité d’organisation

Jessica Barraza-Bizama, Djamila Cherbal, Fabienne Eckert, Carmen Lucia Florez-Pulido, Dina Garnier-Oeliarisoa, Ebru Yilmaz.

Comité scientifique
Jean-Claude ANSCOMBRE (LDI-Villetaneuse / CNRS, Université de Paris-nord, EHESS)
Denis APOTHELOZ (ATILF / CNRS, Université Nancy 2)
Olivier BERTRAND (ATILF /CNRS, Université Nancy 2 - Université Henri Poincaré, Ecole Polytechnique)
Jacqueline BILLIEZ (Lidilem, Université Stendhal, Grenoble 3)
Marcel CORI (MoDyCo / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
Laurent DANON-BOILEAU (MoDyCo / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
José DEULOFEU (LIF / CNRS, Université de Provence Aix-Marseile I)
Philippe GREA (MoDyCo / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
Claude GUIMIER (CRISCO / CNRS, Université de Caen)
Anne LACHERET-DUJOUR (MoDyCo / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
Bernard LAKS (MoDyCo / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
Danielle LEEMAN (MoDyCo / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
Dominique LEGALLOIS (CRISCO / CNRS, Université de Caen)
Marie LEROY (MoDyCo / CNRS Université Paris Descartes)
Sarah LEROY (MoDyCo / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
Philippe MARTIN (CLILLAC-ARP, Université Paris Diderot)
Claire MARTINOT (MoDyCo / CNRS Université Paris Descartes)
Aliyah MORGENSTERN (MoDyCo / Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3)
Colette NOYAU (MoDyCo / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
Christophe PARISSE (MoDyCo-INSERM / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
Christiane PRENERON (MoDyCo / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense)
Nicole RIVIERE (Université Paris Diderot)
Clara ROMERO (MoDyCo / CNRS, Université Paris Descartes)
Catherine SCHNEDECKER (Université de Strasbourg March Bloch, IUF)
Martine SEKALI (GREG-CREA EA 370, Université Paris-ouest Nanterre la Défense).


Coldoc 2010 : La définition dans les Sciences du Langage


10 juin 2010

Le Colloque international des jeunes chercheurs et des doctorants, ColDoc, se donne pour objectif de s’interroger sur la définition en sciences du langage. La définition est souvent considérée comme une activité linguistique naturelle, un acte de langage universellement reconnu, qui partage avec les autres activités quotidiennes et ordinaires sa pratique spontanée dans le parler de tous les jours. Or il s’agit peut-être d’un des domaines de recherche les moins exploités à ce jour.

Ce phénomène concerne toutes les langues, et tous les niveaux de l’analyse linguistique. La définition est un moteur des jeux de langage et un des moyens de clarification dans les malentendus et les ruptures de compréhension. Elle fait partie de notre bagage langagier commun, mais aussi constitue un outil nécessaire à l’appréhension scientifique des phénomènes linguistiques.

Ce vaste thème de recherche peut s’exprimer dans un certain nombre de questions et de pistes de réflexion non exhaustives :

Comment définir le concept de définition ?
Qu’est ce qu’une définition pour un enfant qui apprend à parler ?
L’activité définitoire concerne bien sûr le lexique et la sémantique, mais dans quelle mesure le locuteur ordinaire peut-il, et de quelle manière, définir des faits concernant la syntaxe, la phonologie, la pragmatique, le discours et l’ensemble des sciences du langage ?
Comment se développe et s’exerce, et évolue l’activité de définir chez l’enfant ? En quoi la capacité définitoire dépend-elle de la littéracie ?
En quoi les définitions scientifiques s’écartent-elles des définitions courantes par les locuteurs ordinaires de phénomènes concernant la sociolinguistique, le bi- et plurilinguisme ?
En quoi, inversement, les linguistes ont-ils besoin pour leurs visées scientifiques des définitions ordinaires concernant le langage et ses usages ?
En quoi la définition d’une notion peut-elle constituer un enjeu pratique, idéologique et scientifique ?
Sur quoi s'appuie un locuteur pour définir quelque chose?
Sur quoi s’appuie-t-on pour créer une définition pour une communauté ?
Est-il possible d'envisager une dynamique de la définition qui s'applique à des unités ayant un statut non-permanent ou flou par exemple ? Etc...
Comment les définitions peuvent-elles être générées automatiquement ?
Qu’en est-il du pouvoir émotif des mots, particulièrement la capacité pour un terme « d’évoquer » d’autres termes par une association spontanée d’éléments de leurs structures sémantiques internes. Certains dictionnaires y font allusion lorsqu’ils signalent des mots et ceci de façon fortuite. Que font alors les lexicographes en définissant les mots ?

Télécharger : Le programme de Coldoc 2010

Comité d’organisation
Greyce ALVES, Nadia BEDDA ZEKRI, Naziha BOUKHELOUF, Khalid RASHDAN.

Comité scientifique
Michel ARRIVE (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Guy ACHARD-BAYLE (CELTED, Université Paul Verlaine - Metz)
Polytechnique)
Marie CARCASSONNE (MoDyCo / CNRS, Université Paris Dauphine)
Bernard COMBETTES (ATILF / CNRS, Université Nancy 2 - Université Henri Poincaré)
Marcel CORI (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Mireille FROMENT (MoDyCo / CNRS Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Université Paris 5)
Bernard FRADIN (LLF, CNRS-Université Paris-Diderot Paris 7)
Françoise GADET (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Philippe GREA (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Gerda HASSLER (Université de Potsdam)
Jean-François JEANDILLOU (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, IUF)
Sylvain KAHANE (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Françoise KERLEROUX (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Bernard LAKS (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Danielle LEEMAN (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Sarah LEROY (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Dominique MAINGUENEAU (CEDITEC, Université Paris 12, IUF)
Claire MARTINOT (MoDyCo  Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Université Paris 5)
Colette NOYAU (MoDyCo / CNRS, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Christophe PARISSE (MoDyCo / CNRS, INSERM, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Alain RABATEL (CNRS, IUFM, Université Claude-Bernard - Lyon 1)
Clara ROMERO (MoDyCo / CNRS Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Université Paris 5).
Marie-Josée SAVELLI (Université Grenoble 3)
Frédérique SITRI (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10, UPRES SYLED, Université de la
Sorbonne nouvelle - Paris 3)
Véronique TRAVERSO (ICAR, CNRS, Université Lumière Lyon 2)
Christian HUDELOT (CNRS, Université de Nice Sophia Antipolis, Laboratoire BCL )
Robert VION (Laboratoire Parole et Langage / CNRS, Université de Provence)


Coldoc 2009 : L'ambiguïté dans les Sciences du Langage


25 - 26 juin 2009

Les précédents Coldoc ont porté sur des problèmes méthodologiques (coldoc08), en questionnant plus particulièrement le choix des observables dans les sciences du langage (coldoc04) ou la constitution de corpus (coldoc05). Dans une perspective différente, mais tout aussi théorique, une des rencontres a porté sur le caractère interdisciplinaire des recherches en sciences du langage (coldoc06), alors qu’une autre proposait de réfléchir sur le vocabulaire scientifique et technique propre à notre discipline (coldoc07). A la suite de ces rencontres fructueuses, cette sixième édition abordera, à travers son thème, un phénomène qui concerne toutes les langues, tous les domaines et tous les niveaux de l’analyse linguistique : l’ambiguïté.

L’ambiguïté a fait l’objet d’études qui contribuent à reconnaître son importance pour l’économie du langage (Pinkal, 1995 ). Elle est le principal moteur des jeux de langage, mais est également à la source de nombreux malentendus dans la communication. En ce qui concerne son domaine d’application dans le champ de la linguistique, on retiendra la définition simple mais précise qu’en donne Fuchs (1996 ), qui stipule qu’il y a ambiguïté « lorsqu’à une forme unique correspondent plusieurs significations » (p.7). 

Les problèmes d’ambiguïté sont bien connus des lexicographes et des sémanticiens, pour qui ils sont intrinsèquement liés à la notion de « polysémie » et/ou à celle d’« homonymie ». Pour illustrer cela avec un exemple simple en contexte, considérons le lexème « porte » dans l’énoncé (1) :

(1)    la belle porte le voile

La façon dont le récepteur va traiter le vocable « porte », comme un substantif ou comme un verbe, conditionnera l’interprétation à faire de (1). Mais l’ambiguïté ne se révèle pas seulement au niveau syntaxique, comme en (1) ; elle peut se déceler au niveau sémantique, ce dont atteste (2) :

(2)    les jumelles grossissent
 
Le problème sous-jacent va alors être celui des stratégies mises en place pour lever l’ambiguïté. Intuitivement, on aurait envie de dire que ce sont uniquement les indices intonatifs (ou leurs contreparties graphiques, i.e. les signes de ponctuation), qui permettraient de trancher entre les différentes interprétations possibles de l’exemple (1) ; ou d’analyser le Sprép en voiture de (3) comme complément régi par le verbe rentrer ou comme cadratif de la seconde construction verbale :

(3)    je rentrais chez moi en voiture j’en avais pour cinq minutes (Blanche-Benveniste et al. 2002 )

Mais les indices prosodiques sont-ils toujours fiables à cent pour cent ?

Par ailleurs, il est évident que l’ambiguïté ne concerne pas seulement la syntaxe et la sémantique, mais plus largement de nombreux autres domaines de l’analyse langagière. L’ambiguïté existe en sociolinguistique (à travers l’étude très actuelle des « genres », celle du bi- et du plurilinguisme). En TAL, la question se pose de savoir comment les informaticiens du langage vont traiter l’ambiguïté et, par conséquent, annoter un segment. Les conséquences n’en seront que plus essentielles lors des applications en traduction automatique des langues. En diachronie, l’ambiguïté constitue une étape-clef dans les processus de grammaticalisation ; alors qu’en pragmatique, elle dévoile des effets communicatifs et des rendements énonciatifs équivoques. Enfin, en psycholinguistique, on peut se demander si un individu acquiert indépendamment différents sens d’une unité polysémique, ou bien si un sens est étendu à partir d’un sens noyau. En d’autres termes, comment le sens des unités polysémiques se construit-il ?

Nous encourageons toute communication portant sur la description de phénomènes d’ambiguïté linguistique en français ou dans toute autre langue du monde. Nous privilégierons les approches qui traiteront de phénomènes d’ambiguïté à l’interface de différents niveaux de l’analyse linguistique.

Télécharger : Programme et livret de Coldoc 2009 (en pdf)

Comité scientifique

Jean-Claude ANSCOMBRE : LDI-Villetaneuse / CNRS, université de Paris-nord, EHESS
Denis APOTHELOZ : ATILF / CNRS, université Nancy 2
Jacqueline BILLIEZ : Lidilem, université Stendhal, Grenoble 3
Didier BOTTINEAU : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
Pierre CADIOT : CORAL, Université d’Orléans
Bernard COMBETTES : ATILF / CNRS, université Nancy 2
Marcel CORI : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
Louis DE SAUSSURE : chaire de linguistique générale et d'analyse du discours, université de Neuchâtel (Suisse)
José DEULOFEU : LIF / CNRS, université de Provence Aix-Marseile I
Sarah DE VOGUE : LLF / CNRS, université de Paris ouest Nanterre la Défense
Danièle FLAMENT-BOISTRANCOURT : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
Jacques FRANCOIS : CRISCO / CNRS, université de Caen, ILF
Jean-Charles HILAIRE : INALCO, Paris
Jean-François JEANDILLOU : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense, IUF
Sylvain KAHANE : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
Françoise KERLEROUX : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
Anne LACHERET-DUJOUR : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense, IUF
Bernard LAKS : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
René-Joseph LAVIE : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
Danielle LEEMAN : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
Sarah LEROY : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
Jacques MOESCHLER : Département de linguistique, université de Genève (Suisse)
Mary-Annick MOREL : université de Paris 3 Sorbonne nouvelle, EA 1483
Kamal NAÏT-ZERRAD : LACNAD-CRB, INALCO
Colette NOYAU : MoDyCo / CNRS, université Paris-ouest Nanterre la Défense
Christophe PARISSE : MoDyCo-INSERM / CNRS, Université Paris-ouest Nanterre la Défense
Simona PEKAREK DOEHLER : Chaire de linguistique appliquée, université de Neuchâtel (Suisse)
Patrice POGNAN : LaLIC-CERTAL, université de Paris 4 Sorbonne – INALCO
Jean PRUVOST : LDI-Cergy (Métadif) / CNRS, Université de Cergy-Pontoise
Francesc QUEIXALOS : CELIA / CNRS, Paris
Stéphane ROBERT : LLACAN / CNRS, Paris, TUL
Magali ROUQUIER : CLLE-ERSS / CNRS, université de Toulouse Le Mirail
Catherine SCHNEDECKER : université de Strasbourg March Bloch, IUF
Bernard VICTORRI: LaTTiCe / CNRS, Paris
Dan XU: CRLAO / CNRS, INALCO Paris

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Coldoc 2008 : La question des méthodes en Sciences du Langage


8 et 9 octobre 2008

Il semble nécessaire d’approfondir la réflexion sur le choix et l’usage des méthodes de recherche dans le travail scientifique et, plus particulièrement, dans le travail d’élaboration d’une thèse. La méthode de recherche a ainsi des répercussions pratiques sur des éléments fondamentaux comme :

  1. la quantité et la qualité des résultats obtenus ;
  2. la nature et l’analyse de ces résultats ;
  3. les liens des résultats avec la théorie élaborée ;
  4. le type de données rassemblées en corpus ;
  5. le choix et l’utilisation de l’enquête ou de l’entretien.


L’analyse d’une méthode nécessite la prise en considération aussi bien des concepts de la méthode en question, que du type de corpus et de la discipline à laquelle s’applique la recherche en Sciences du Langage. L’analyse d’une méthode amène aussi à s’interroger sur l’utilisation des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) dans la constitution et le traitement des corpus oraux lors d’une enquête de terrain, ou de données écrites pour les corpus textuels. COLDOC 2008 incite ainsi les doctorants et jeunes chercheurs à analyser la mise en pratique des différentes méthodes actuellement utilisées, les critères de leur sélection et les moyens permettant leur évaluation.

La complexité du choix et de l’application d’une méthode engage le chercheur à se poser un certain nombre de questions et à envisager des pistes de réflexion :

  • Quels problèmes, techniques ou autres, génère le choix d’une méthode ?
  • Quel rapport y a-t-il entre le type de corpus et le choix d’une méthode ?
  • Quelles fonctions remplissent les méthodes dans l’analyse des données linguistiques ?
  • En quoi les méthodes interfèrent-elles dans l’analyse des données ?
  • Peux-t-on relever des méthodes de travail communes qui concernent les analyses textuelles et les analyses des données de terrain (enquêtes, questionnaires, etc.) ?
  • Y a-t-il en Sciences du Langage des exemples de travaux qui montrent la pertinence du recours à d’autres disciplines scientifiques ?
  • Est-il possible de passer d’une méthode à une autre ou d’adopter plusieurs méthodes dans le cadre d’une même recherche ?


Comité d'organisation : Diana Balaci, Françoise Dibotto Soppi, Maxence Lureau, Anna Makerova, Anne Pegaz, Svetlana Tyaglova.

Comité scientifique
Guy ACHARD-BAYLE (CELTED, Université Paul Verlaine - Metz)
Olivier BERTRAND (ATILF / CNRS, Université Nancy 2 - Université Henri Poincaré, Ecole Polytechnique)
Didier BOTTINEAU (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Jean-Jacques BRIU (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Marie CARCASSONNE (MoDyCo / CNRS, Université Paris Dauphine)
Bernard COMBETTES (ATILF / CNRS, Université Nancy 2 - Université Henri Poincaré)
Marcel CORI (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Sophie DAVID (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Mireille FROMENT (MoDyCo / CNRS Université Paris 10, Université Paris 5)
Françoise GADET (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Philippe GREA (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Gerda HASSLER (Université de Potsdam)
Jean-François JEANDILLOU (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10, IUF)
Sylvain KAHANE (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Françoise KERLEROUX (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Bernard LAKS (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Danielle LEEMAN (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Sarah LEROY (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Dominique MAINGUENEAU (CEDITEC, Université Paris 12, IUF)
Claire MARTINOT (MoDyCo / CNRS, Université René Descartes - Paris 5)
Colette NOYAU (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)
Alain RABATEL (CNRS, IUFM, Université Claude-Bernard - Lyon 1)
Clara ROMERO (MoDyCo / CNRS, Université René Descartes - Paris 5)
Christophe PARISSE (MoDyCo / CNRS, INSERM, Université Paris 10)
Sophie PREVOST (Lattice / CNRS)
Marie-Josée SAVELLI (Université Grenoble 3)
Frédérique SITRI (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10, UPRES SYLED, Université de la Sorbonne nouvelle - Paris 3)
Robert VION (Laboratoire Parole et Langage / CNRS, Université de Provence)
Isabelle WEILL (MoDyCo / CNRS, Université Paris 10)

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Coldoc 2007 : Le vocabulaire scientifique et technique en Sciences du Langage


20 et 21 juin 2007

Toute recherche s'exprime verbalement et l'on pourrait s'attendre à ce que la rigueur scientifique ait pour corrélat obligé celle de la définition monosémique et stable de son lexique. Or en fait, pour évidente que puisse paraître cette exigence, son application semble l'être moins, car le choix des termes employés dans le cadre d'un travail scientifique n'a rien d'automatique ni d'anodin. L'objectif de ce colloque sera de s'interroger sur les problèmes que pose le vocabulaire scientifique dans les Sciences du Langage.

Un même terme peut désigner une réalité très différente selon le contexte théorique dans lequel on l'emploie, comme discours qui n'a pas le même sens en syntaxe, en linguistique textuelle ou en sociolinguistique. Inversement, un terme peut être révélateur d'une théorie et d'une seule (tel complémenteur, associé à la grammaire chomskyenne). Existe-t-il des termes neutres, qui ne reflètent aucune théorie ? Faut-il inventer un nouveau vocabulaire pour chaque nouvelle théorie - mais la tentative de Damourette & Pichon montre que cela peut nuire à la diffusion de la recherche ? Dans quel cas l'emploi d'un néologisme se justifie-t-il ? En France, par exemple, il n'y a pas de critères scientifiques au choix des néologismes au niveau officiel.

Les termes sont constamment réemployés et réinterrogés ou réinterprétés par chaque chercheur. Ne risquent-ils pas de perdre de leur pertinence et d'arriver à une possible vacuité (comme on peut le voir du terme signifié devenant le simple synonyme de sens) ?

Le vocabulaire scientifique est également soumis à l'effet du temps. Que peut nous apprendre l'étude de l'évolution d'un terme, tant sur le terme lui-même, que sur l'histoire de la linguistique ?

Par ailleurs, le vocabulaire scientifique se diffuse parfois dans des ouvrages destinés à des non-spécialistes, ce qui pose alors le problème de savoir si la vulgarisation d'un terme lui fait perdre de sa scientificité.

Le choix des termes pose également le problème des échanges entre chercheurs. Devrait-on en Sciences du Langage avoir un vocabulaire unifié, permettant de communiquer ensemble, par delà toute théorie ? Si ce n'est en Sciences du langage, tout du moins à l'intérieur de chaque domaine ? Est-ce seulement possible, quand on sait qu'à l'heure actuelle il n'existe pas même de définition unique pour des termes comme « phrase » ? On peut s'intéresser aux tentatives qui ont été faites à ce sujet, à travers les constructions de dictionnaires terminologiques.

Le problème de l'échange des savoirs se pose également dans le cadre de la traduction: les termes sont-ils traduisibles ? En quelle mesure cela influe-t-il sur l'internationalisation des recherches ?

La question du choix des termes a aussi son importance en didactique. Peut-on employer le même vocabulaire, ou bien est-il nécessaire d'avoir un vocabulaire spécifique ?

Les communications pourront traiter le sujet selon les pistes suivantes :

  • un exemple concret d'un problème rencontré au cours d'une recherche autour d'un terme
  • le problème de termes reflétant une orientation théorique particulière
  • l'évolution d'un terme dans le temps ou à travers diverses théories
  • le choix de conserver ou non un terme et de le redéfinir ou non
  • la nécessité, ou non, de créer un néologisme
  • la perte de scientificité, ou non, d'un terme due à sa vulgarisation ou à son épuisement
  • la nécessité, ou non, d'unification du métalangage pour les échanges dans le monde de la recherche, d'un point de vue épistémologique, ou en étudiant un cas concret de tentative d'unification, à travers par exemple l'élaboration de dictionnaires
  • l'emploi des termes en didactique


Comité d'organisation : Julie Glikman, Léda Mansour, Yevgueni Schochenmeier, Jamila Sebbar, Stéphanie Weiser (MoDyCo)

Comité scientifique
Guy ACHARD-BAYLE (Université de Metz, CELTED)
Mehmet-Ali AKINCI (Université de Rouen, CNRS)
Sylvie ARCHAIMBAULT (HTL, CNRS, Université Paris 7, ENS)
Michel ARRIVÉ (MoDyCo, Université Paris10, CNRS)
Olivier BERTRAND (Ecole Polytechnique, ATILF, Université Nancy 2)
Jean-Jacques BRIU (MoDyCo, Université Paris 10, CNRS)
Marie CARCASSONNE (MoDyCo, Université Dauphine)
Bernard COMBETTES (ATILF, Université Nancy 2)
Marcel CORI (MoDyCo, Université Paris 10, CNRS)
Sophie DAVID (MoDyCo, CNRS, Université Paris 10)
Annie DELAVEAU (MoDyCo, Université Paris10, CNRS)
Loïc DEPECKER ( EA 1483, Université Paris 3)
Henri-José DEULOFEU (DELIC, Université de Provence)
Marie-Laure ELALOUF (MoDyCo, IUFM-Versailles, CNRS, Université Paris10)
Danièle FLAMENT-BOISTRANCOURT (MoDyCo, Université Paris 10, CNRS)
Bernard FRADIN (LLF, CNRS, Université Paris 7)
Mireille FROMENT (MoDyCo, Université Paris 5, Université Paris 10, CNRS)
Françoise GADET (MoDyCo, Université Paris 10, CNRS)
Gerda HASSLER (Université de Potsdam).
Jean-François JEANDILLOU (MoDyCo, Université Paris10, CNRS, IUF)
Sylvain KAHANE (MoDyCo, Université Paris 10, CNRS)
Catherine KERBRAT-ORECCHIONI (Université Lyon2, ICAR, IUF)
Françoise KERLEROUX (MoDyCo, Université Paris10, CNRS)
Bernard LAKS (MoDyCo, Université Paris10, CNRS)
Danielle LEEMAN (MoDyCo, Université Paris10, CNRS)
Sarah LEROY (MoDyCo, CNRS, Université Paris10)
Dominique MAINGUENEAU (CEDITEC, Université Paris 12, IUF)
Claire MARTINOT (MoDyCo, Université Paris 5)
François MULLER ( MoDyCo, Université Paris10, CNRS)
Colette NOYAU (MoDyCo, Université Paris10, CNRS)
Alain RABATEL (IUFM, Lyon2, ICAR, CNRS)
Clara ROMERO ( MoDyCo, Université Paris 5)
Marie SAVELLI (Université Stendhal- Grenoble3, LIDILEM)
Frédérique SITRI (SYLED, Université Paris 10, Université Paris 3)
Véronique TRAVERSO (CNRS, ICAR, Université Lyon 2)
Robert VION (Université de Provence, LPL, CNRS)
Isabelle WEILL ( MoDyCo, Université Paris 10, CNRS)

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Coldoc 2006 : Intra-disciplinarité et extra-disciplinarité en sciences du langage


14 et 15 juin 2006

Les laboratoires MoDyCo et Crisco s'associent pour l'organisation du 3ème colloque jeunes chercheurs en Sciences du langage (Coldoc) autour du thème de l'intra-disciplinarité et l'extra-disciplinarité. Ce thème concerne l'ensemble des axes de recherche des deux laboratoires : acquisition du langage et des langues, la didactique, la linguistique textuelle, la morphologie et la sémantique lexicale, la phonétique et la phonologie, la sociolinguistique, la syntaxe, le TAL...

Les sciences du langage recouvrent un certain nombre de disciplines qui ne peuvent être envisagées de façon cloisonnée. S'intéresser à un phénomène de la langue en particulier requiert que l'on élargisse le domaine dans lequel ce dernier s'inscrit à d'autres disciplines internes aux sciences du langage (intra-disciplinarité : sémantique et syntaxe, morphologie et pragmatique...) et externes aux sciences du langage (extra-disciplinarité : sociolinguistique, psycholinguistique...).

Coldoc06 sera le lieu d'une réflexion autour de la notion de frontière. Comment conçoit-on un objet d'étude en sciences du langage dans une perspective transversale ? Comment s'articulent les différentes théories ? Celles-ci entrent-elles systématiquement dans une relation de complémentarité ? Ne se voit-on pas confronté à des difficultés notamment lors de la confrontation de terminologies et de typologies différentes ? Peut-on, à l'heure actuelle, faire l'économie de ce brassage des points de vue ? Les propositions de communication pourront tenter de répondre à ces questions selon deux axes :

- L'intra-disciplinarité en sciences du langage
- L'extra-disciplinarité en sciences du langage

en proposant par exemple :

  • des éléments de méthodologie envisagés ou éprouvés à partir d'une problématique qui sera alors exposée
  • des résultats d'une recherche pour laquelle l'interaction entre plusieurs disciplines s'est avérée nécessaire (la communication devra alors mettre en avant cette nécessité)
  • des recherches en sciences du langage pour lesquelles ces questions ne se posent pas (la communication aura alors pour objet la présentation de contre-arguments illustrés par des résultats).


Comité d'organisation : Jean-David Bellonie (MoDyCo), Emmanuelle Guerin (MoDyCo), Anne Lablanche (MoDyCo), Nicoletta Michelis (MoDyCo), Morgane Sénéchal (CRISCO).

Comité scientifique
Valérie AMARY (CRISCO, Caen)
Michel ARRIVE (MoDyCo, Paris X)
Claire BEYSSADE (Labo J. Nicod)
Catherine BORE (MoDyCo, Paris X)
Didier BOTTINEAU (MoDyCo, Paris X)
Marcel CORI (MoDyCo, Paris X)
Sophie DAVID (MoDyCo, Paris X - CNRS)
Annie DELAVEAU (MoDyCo, Paris X)
Dominique DUTOIT (CRISCO, Caen)
Danièle FLAMENT-BOISTRANCOURT (MoDyCo, Paris X)
Jacques FRANÇOIS (CRISCO, Caen)
Françoise GADET (MoDyCo, Paris X)
Philippe GREA (MoDyCo, Paris X)
Claude GUIMIER (CRISCO, Caen)
Isabelle HAÏK (CRISCO, Caen)
Christian HUDELOT (MoDyCo, Paris X)
Maria KIHLSTEDT (MoDyCo, Paris X)
Maxi KRAUSE (CRISCO, Caen)
Anne LACHERET-DUJOUR (CRISCO, Caen)
Bernard LAKS (MoDyCo, Paris X)
Catherine LE CUNFF (MoDyCo, Paris X)
Dominique LEGALLOIS (CRISCO, Caen)
Véronique LENEPVEU (CRISCO, Caen)
Marie LEROY (MoDyCo, Paris X)
Sarah LEROY (MoDyCo, Paris X – CNRS)
Denise MALRIEU (MoDyCo, Paris X)
Aurore MONOD-BECQUELIN (Paris X)
Colette NOYAU (MoDyCo, Paris X)
Emmanuelle ROUSSEL (CRISCO, Caen)
Gisèle VALENCY (CRISCO, Caen)

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Coldoc 2005 : Recueil des données en Sciences du Langage et constitution de corpus : données, méthodologie, outillage


16 et 17 juin 2005


Il ne semble pas que la réflexion linguistique puisse faire l’économie d’énoncés sur lesquels s’appuyer ; désignés comme faits, données ou encore exemples, ces matériaux linguistiques peuvent constituer un corpus.

Parfois réservée aux seuls ensembles d’énoncés attestés (Arrivé et alii, 1986 1998, Riegel et alii, 1994 : 18), la dénomination corpus recouvre une réalité changeante (Mellet, 2002 : 6), la pression des approches quantitatives ayant joué un grand rôle dans la complexification de la notion (Habert, 1995 : 4).

Il s’agit donc de montrer à travers l’ensemble des communications que le recueil des données et la notion de corpus qui lui est associée, en apparence si simples à saisir et à décrire, sont problématiques. Selon les hypothèses de chaque chercheur, selon les savoirs, selon les disciplines (syntaxe, lexique, sémantique, analyse de discours…) le recueil des données ne sera ni de même envergure (Fillmore 1992), ni de même nature : on n’attribuera pas la même valeur à la notion de corpus.

Les communications pourront partir des interrogations suivantes :

  • Qu’entend on par corpus ?
  • Pourquoi constituer un corpus ?
  • Sur quel type d’énoncés (attestés, forgés, oraux, écrits...) travailler ?
  • De quelles sources extraire les données ? Est ce d’un certain type de source (la littérature, la presse…) ? Est ce à partir de supports existants (base de données informatisées, thèses soutenues, corpus répertoriés dans des ouvrages divers…) ?
  • Comment et où collecter les données ? Est ce par le biais d’enquêtes ? A l’aide de requêtes sur Internet ou de logiciels disponibles ? Lesquels ?
  • Quelle exploitation faire du corpus ? Approche quantitative, tris (sur quels critères ?) ? Quelle est la méthodologie adoptée ?
  • On pourra également réfléchir aux problèmes soulevés par les notions représentativité, d’exhaustivité, de corpus clos, d’acceptabilité, de grammaticalité. Les problèmes terminologiques pourront également être discutés (« attesté » vs « forgé », « corpus » vs « base de données » par exemple).


Références citées

  • Arrivé M., Gadet F., Galmiche M. (1986) La grammaire d’aujourd’hui. Paris, Flammarion.
  • Corbin, P. (1980) « De la production de données en linguistique introspective », in A.-M. Dessaux-Berthonneau (ed.) Théorie linguistiques et traditions grammaticales, Villeneuve-d’Asq, Presses Universitaires de Lille (pp. 121-179).
  • Fillmore, C. J. (1992) « “Corpus linguistics” or “Computer-aided armchair linguistics” », in J. Svartvik (ed.) Directions in Corpus Linguistics, Berlin/New York, Mouton de Gruyter (pp. 35-60).
  • Habert, B. (1995) « Introduction », in T.A.L., 36, ATALA CNRS (3-5).
  • Habert, B. (ed.) (2004) R.F.L.A. vol IX-1 : Linguistique et informatique : nouveaux défis, Amsterdam, Edition “de Werelt”.
  • Mellet, S. (2002) « Corpus et recherches linguistiques. Introduction », in S. Mellet (ed.) Corpus, 1, Nice, Publications de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines de Nice (pp. 5-12).
  • Milner, J.-C. (1989) Introduction à une science du langage, Paris, Le Seuil.
  • Riegel M., Pellat J.-C., Rioul R. (1994) Grammaire méthodique du français, Paris, PUF.


Comité d'organisation : Anne Lablanche, Valelia Muni Toke, Céline Vaguer (MoDyCo)

Comité scientifique
ARRIVE Michel (MoDyCo, Paris 10)
BALIBAR-MRABTI Antoinette (Université de Picardie – MoDyCo, Paris 10)
BAT-ZEEV SHYLDKROT Hava (Université de Tel-Aviv)
BERGOUNIOUX Gabriel (Université d’Orléans)
BERTIN Annie (MoDyCo, Paris 10)
BILGER Mireille (Université de Perpignan)
CORI Marcel (MoDyCo, Paris 10)
DAVID Sophie (ModyCo, Paris 10 - CNRS)
FRANÇOIS Jacques (CRISCO, Université de Caen)
GADET Françoise (MoDyCo, Paris 10)
HABERT Benoît (LIMSI – MoDyCo, Paris 10)
KAHANE Sylvain (MoDyCo, Paris 10)
LAKS Bernard (MoDyCo, Paris 10)
LEROY Sarah (MoDyCo, Paris 10 – CNRS
LE PESANT Denis (Université de Lille 3 – MoDyCo, Paris 10)
MALRIEU Denise (MoDyCo, Paris 10 – CNRS)
MELIS Ludo (Katholieke Universiteit Leuven)
NØLKE Henning (Université d'Aarhus)
SALEM André (Université Paris 3)
VARGAS Claude (IUFM d'Aix-Marseille, Université de Provence)

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Coldoc 2004 : La Construction des observables en sciences du langage


29 et 30 avril 2004

Le thème proposé est celui de la construction des observables en sciences du langage. On mettra plus particulièrement l’accent sur la définition et l’exploitation de corpus attestés ou construits. Ce thème concerne chacun des domaines et des champs de recherche en sciences du langage. Les étudiants en DEA, les doctorants et les post-doctorants sont invités à venir échanger acquis et expériences depuis tous les horizons de la discipline.

Les communications pourront porter sur des aspects aussi bien méthodologiques que théoriques de la construction des données, sur des travaux en cours ou des résultats acquis et validés. Des communications portant, par exemple, sur les points suivants sont attendues :

  • Pertinence et choix des données ;
  • Emergence de phénomènes linguistiques à partir de corpus ;
  • Méthodologie et pratiques de recueil de données orales, écrites, signées ;
  • Problématique, méthodologie et outillage des travaux de transcription et d’encodage ;
  • Utilisation de méthodes quantitatives, générales et spécifiques ;
  • Problématiques qualitatives ;
  • Comparatisme interlangue, interdiscursif ou intertextuel.


Comité d’organisation : Antonio Balvet, Sophie Hamon, Sylvain Loiseau, Ali Tifrit et Cécile Vigouroux.

Comité Scientifique : Driss Ablali, Karine Baschung, Gabriel Bergounioux, Simon Bouquet, Nick Clements, Marcel Cori, Sophie David, Annie Delaveau, Bernard Fradin, Françoise Gadet, Nathalie Gasiglia, Philippe Gréa, Françoise Kerleroux, Mark Klein, Anne Lacheret, Bernard Laks, Sarah Leroy, Colette Noyau, Thierry Poibeau, François Rastier, Tobias Scheer, Pascale Sébillot, Anna Sores, Nathalie Vallée, Florence Villoing, Geoffrey Williams.

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