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MoDyCo, Membres du laboratoire

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Séminaire Pratiques langagières

 

Séminaire Pratiques langagières

En cette rentrée, quelques changements sont à noter pour notre séminaire, liés à des reconfigurations au sein du laboratoire.

Tout d’abord, l’axe « Hétérogénéités dans les langues et dans les discours » devient le pôle « Pratiques langagières » et notre séminaire s’intitule donc désormais Pratiques langagières.

Ensuite, le séminaire aura désormais lieu le mardi matin de 10h à 13h, de façon à ce que tous les séminaires du laboratoire aient lieu en alternance sur le même créneau.

Le programme de cette année s’inscrit dans une perspective de continuité par rapport aux questions étudiées l’an dernier (différence / interaction entre oral et écrit). Il sera notamment question des spécificités de l’oral, des théories et pratiques de l’entrée dans l’écrit et dans l’oral, des représentations que l’on a  de l’écrit et de l’oral. Parmi les autres approches pratiquées, on peut citer la mise en relation de l’oral avec la question des genres et l’analyse de la dimension prosodique caractéristique d’une prise de parole.

Programme

 18 septembre Thème : Interactions oral/écrit dans des pratiques langagières

Chantal Claudel « L’interaction entre écrit et oral en cours magistral (traces écrites au tableau, notes, etc.) »

 BOUCHARD R. (2009). Les appuis iconiques (type powerpoint) pendant les Cours Magistraux: quelle aide à la compréhension pour les étudiants étrangers ?. Cahiers du CLA. Besançon. http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/37/69/99/PDF/07Besancon3.pdf

CLAUDEL C. (2010). Pratiques citationnelles dans des cours magistraux à l’université. In A. Jaubert, J. Manual, S. Marnette, L. Rosier & C. Stolz (dir.), Citations II : Citer pour quoi faire ? Pragmatique de la citation. Louvain-la-Neuve : Academia, p. 191-207. http://revel.unice.fr/symposia/cidit/index.html?id=423

NONNON E. (2000). Le tableau noir de l’enseignant, entre écrit et oral. In Repères n° 22, p. 83-110 (pièce jointe)

23 octobre (salle 305 du bâtiment A) Thème : Les genres de l'oral

 Anne Lacheret

20 novembre (salle 305 du bâtiment A)  Thème : Les représentations que l’on peut avoir de l’oral et de l’écrit (animé par Julie Lefebvre, Laurence Moreux, Jeanne Conseil)

·       Les notions doral / écrit employées par les linguistes

·       Les représentations de l'écrit chez les étudiants/jeunes adultes/ non-experts 

 18 décembre (salle 406, 4ème étage du bâtiment A)Thème : L'oral dans la littérature (animé par Caroline Mellet et Fanny Siaughes)

·       L'oral chez Céline

·       Passages oral - écrit chez Bon

 22 janvier (salle 406, 4ème étage du bâtiment A) Thème : Spécificités de l’oral (animé par Anais Moreno, Christine Pauleau) 

·        Koch et Oesterreicher

·       Les normes de l’oral

·       Les syntaxes de l’oral

 19 février (salle 406, 4ème étage du bâtiment A) Thème : Prosodie de la prise de parole

Evelyne Saunier

 19 mars (salle 406, 4ème étage du bâtiment A) Thème : L'entrée dans l'écrit 1 (animé par Sarah de Vogué, Natacha Espinosa, Caroline Mellet

Lecture de textes de Bucheton&Chabanne/Plane d'une part Emilia Ferrero/Jacques David d'autre part

 16 avril (salle 406, 4ème étage du bâtiment A) Thème : L'entrée dans l'écrit 2 (animé par Frédérique Sitri)

Présentation des travaux de l'équipe Dynascript : recueil de textes d'écrit émergent.

 21 mai (salle 406, 4ème étage du bâtiment A) Thème : L'entrée dans l'oral 1 (animé par Natacha Espinosa)

Lecture de textes de Bruner, Lentin, etc. sur l'entrée dans la parole

18 juin (salle 406, 4ème étage du bâtiment A)   Thème : L'entrée dans l'oral 2 (animé par Natacha Espinosa)

Présentation de la pédagogie de l'écoute : Pierre Peroz

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Séminaire "La liaison"

SÉMINAIRE MoDyCo   « La liaison » 2014/2015

Université Paris Ouest Nanterre la Défense

200 Avenue République, 92001 Nanterre

Bâtiment A- salle A407

Laboratoire MoDyCo - CNRS UMR 7114

Bernard Laks ; Giulia Barreca

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Nous avons le plaisir de vous inviter à la deuxième édition du séminaire sur la liaison. Comme pour l’ édition précédente, les ateliers seront consacrés à la présentation de nouvelles approches dans le domaine de la liaison. La présence massive de grands corpus oraux constituent une importante source qui continue à nourrir la réflexion sur ce phénomène dans différents domaines de recherche (linguistique, sociologie, psycholinguistique, acquisition, apprentissage etc.)

Cet atelier se propose d’enrichir le débat autour de la liaison dans un cadre pluridisciplinaire. Des collègues issus de différentes disciplines et laboratoires (Modyco, Lidilem, LPNC, LLL) présenteront leurs travaux sous forme d’exposé visant à animer les échanges et les discussions au sein de l’atelier.

Un site web d'échange, permettant de poster des billets, des articles, des références bibliographiques, des papiers récents est en cours de construction (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Le groupe de travail est largement ouvert et vous êtes cordialement invité à y participer. Merci également de diffuser cette annonce auprès de vos collègues et étudiants-chercheurs avancés.

La coordination du groupe est assurée en 2015 à Paris Ouest par Bernard Laks (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) et Giulia Barreca (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Pour vous inscrire sur la liste de diffusion, merci de leur indiquer votre intérêt pour participer à ces réunions et les coordonnées mail de toute autre personne intéressée (copie aux deux coordonnateurs).

 

 

Programme

 

13 février 2015      14h-16h

Modèles développementaux de l’acquisition de la liaison

Acquisition des liaisons, constructions, lexique une approche basée sur l’usageJean-Pierre Chevrot (LIDILEM, Université Stendhal- Grenoble 3; Institut universitaire de France)

 

Samantha Ruvoletto (SFL, Université Paris 8)

Liaison, élision et enchaînement: lexique, phonologie et orthographe à l'école primaire

 

20 mars 2015        14h-16h

Traitement de la liaison dans les corpus oraux

Philippe Boula de Mareüil (LIMSI)

Distribution de la liaison: une analyse à base de traitement automatique de grands corpus de lecture et de parole spontanée

 

Giulia Barreca (MoDyCo, Université Paris Ouest Nanterre) et George Christodoulides (Université Catholique de Louvain)

MoDyCo, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Université Catholique de Louvain

Analyse fréquentielle de la liaison dans le corpus PFC

 

16 avril 2015            14h-16h

L’acquisition de la liaison en L2

Isabelle Racine (ELCF, Université de Genève) et Sylvain Detey (SILS, Waseda)

Une approche sur corpus de la liaison en français L2: le projet « InterPhonologie du français Contemporain » (IPFC)

 

Giulia Barreca (MoDyCo, Université Paris Ouest Nanterre) et Oreste Floquet (Sapienza, Université de Rome)

L’acquisition de la liaison chez des apprenants italophones : le corpus IPFC-italien (Rome)

 

26 mai 2015             14h-16h (séance reportée au 1er juin)

Approches cognitives d'acquisition de la liaison 

Céline Dugua(LLL , Université d’Orléans) et Marie Baclesse (Orthophoniste)

L’oreille ou l’œil ? ou comment expliquer la réalisation des liaisons dans une tâche de lecture par des enfants âgés entre 8 et 11 ans

 

Elsa Spinelli (LPNC, Université Pierre Mendès-France)

Etude de la liaison en temps réel chez les natifs et les apprenants :l’apport des mouvements oculaires.

 

1er juin 2015             14h-16h

 Le statut de la CL

 

Marie-Helène Côté (Université Laval)

Liaison, lexique et grammaire

 

Céline Dugua(LLL , Université d’Orléans) et Marie Baclesse (Orthophoniste)

L’oreille ou l’œil ? ou comment expliquer la réalisation des liaisons dans une tâche de lecture par des enfants âgés entre 8 et 11 ans

 

 

 

1ère séance

13 février 2015     14h-16h

Modèles développementaux pour l’acquisition de la liaison

CHEVROT, Jean-Pierre

LIDILEM, Université Stendhal- Grenoble 3; Institut universitaire de France

Acquisition des liaisons, grammaire, usage

 

Résumé

Dans le domaine de la phonologie, la modélisation de la liaison a servi de test à la plupart des théories phonologiques. Dans le domaine du développement du langage, de nombreux travaux examinent l’acquisition des liaisons en L1 et L2 depuis une quinzaine d’années. En nous fondant sur les études de corpus et les expérimentations concernant la L1 (Chevrot et al., 2013 ; Wauquier, 2009, pour des vuesd’ensemble),nous montrerons comment ces travaux contribuent à un débat plus général entre deux conceptions de la connaissance linguistique : une conception basée sur la grammaire et une conception basée sur l’usage(Ambridge &Lieven, 2011). Nous présenterons ensuite le modèle fondé sur l’usage de l’acquisition des liaisons obligatoires (Chevrot et al., 2009 ; Dugua et al., 2009). Nous le confronterons finalement à des travaux récents qui ont testé certaines hypothèses qui en découlent, soit en explorant les étapes précoces (Babineau&Shi, to appear ; Buerkin-Salgado et al., 2014), soit en examinant les relations entre les liaisons entendues par l’enfant et le processus d’acquisition (Liégeois, 2014).

 

RUVOLETTO, Samantha

SFL, Université Paris 8

Liaison, élision et enchaînement: lexique, phonologie et orthographe à l'école primaire

 

Résumé

Dans l'acquisition du français, l’enfant reçoit comme input une langue orale où les frontières entre les mots sont masquées par des phénomènes consonantiques comme la liaison (les ours [lezuʁs]), l’élision (l'avion [la.vjɔ̃]) et l’enchaînement (la grosse araignée [la ɡʁo.sa.ʁɛ.ɲe]). Les caractéristiques du français sont à l'origine de mauvaises segmentations chez les petits enfants comme de(s)[n]éléphants [de.ne.le.fɑ̃] pour des[z]éléphants [de.ze.le.fɑ̃] ou u(n)[Ø]avion [ɛ̃ a.vjɔ̃] pour un[n]avion [ɛ.na.vjɔ̃] (Wauquier 2013 ; Chevrot et al. 2001, 2005). Entre 4 et 5 ans ces erreurs de liaison diminuent et après 5 ans, seules les erreurs d'omission de la CL subsistent à l'oral (Chevrot et al. 2013). Deux explications ont été données pour expliquer ce pattern de développement : une explication lexicale (Chevrot & Fayol, 2001) reposant sur la fréquence des mots et une explication phonologique autosegmentale (Wauquier & Braud, 2005 ; Wauquier, 2009).

Est-ce que l'entrée à l'école et l'apprentissage de l'écriture influencent l'acquisition de la liaison ? Comment l'écriture peut trouver sa place entre les deux explications ? Les résultats de notre étude longitudinale cherche à clarifier le panorama sur l'acquisition de la liaison et sur les deux approches qui ont guidées ses études précédentes.


 

 

2ème séance

20 mars 2015   14h-16h

Traitement de la liaison dans les corpus oraux

BOULA DE MAREÜIL, Philippe

LIMSI, Laboratoire d'Informatique pour la Mécanique et les Sciences de l'Ingénieur

Distribution de la liaison: une analyse à base de traitement automatique de grands corpus de lecture et de parole spontanée

 

Résumé

Cette communication sera consacrée à la distribution de la liaison en français à travers le traitement automatique, pour et par la synthèse et la reconnaissance de la parole. D’abord dans un cadre général, je définirai ce phénomène de sandhi en confrontation avec l’élision et l’enchaînement, avant d’aborder la question de savoir comment et quand on fait la liaison, dans une approche traditionnelle. Dans un second temps, j’interprèterai un corpus fermé en comparant le comportement vis-à-vis de la liaison de cinq convertisseurs graphème-phonème entre eux et avec les productions de sujets parlants. Enfin, je présenterai des travaux à base d’alignement automatique sur de grands corpus de lecture et de parole spontanée, utilisant les fréquences lexicales des mots engendrant des liaisons et utilisant les parties du discours (en parole lue). Cette analyse automatisée, dont les résultats rejoignent ceux d’autres études, permet d’apporter un nouvel éclairage sur la variation diaphasique.

 

BARRECA, Giulia et CHRISTODOULIDES, George

MoDyCo, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Université Catholique de Louvain

Analyse fréquentielle de la liaison dans le corpus PFC

Résumé

Des études précédentes (parmi d’autres Delattre 1956 ; Boula de Mareüil et al. 2003) ont souligné la difficulté de prédire les réalisations de la liaison variable malgré les règles établies par les classifications traditionnelles (Delattre 1966 ; Encrevé 1988). À la suite des travaux menés par Laks et Calderone (2014), notre contribution se propose de mener une analyse fréquentielle des contextes morphosyntaxiques (types) de liaison variable à partir des données de parole spontanée (lectures exclues) (1.368.035 tokens) extraites du corpus PFC (Durand et al. 2009), sur lequel nous avons mené un important travail de ré-annotation morphosyntaxique. Les résultats de cette étude non seulement confirme l’existence d’une distribution de Mandelbrot-Zipf des liaisons réalisées parmi l’ensemble des types totaux (Laks et Calderone, 2014), mais aussi bien parmi les seules types de liaison variable. En effet ces données attestent la présence d’une forte idiosyncrasie intra et inter catégorielle de la liaison variable. Seulement 15% des types de liaison variable induisent 80% du total des réalisations. Ces observations suggèrent que l’identification de schémas de construction spécifiques (Bybee, 2005), internes aux différents contextes morphosyntaxiques, pourrait conduire à une caractérisation plus précise de la variabilité des réalisations de la liaison.

 

 3ème séance

16 avril 2015   14h-16h

Isabelle RACINE (ELCF, Université de Genève) et Sylvain DETEY (SILS, Waseda)

Une approche sur corpus de la liaison en français L2: le projet « InterPhonologie du français Contemporain » (IPFC)

 

Résumé

La liaison constitue un passage obligé dans l’enseignement de l’oral en français L2. Les questions qui se posent alors sont : que faut-il enseigner et comment ? Dans cette présentation, nous examinerons tout d’abord les ressources pédagogiques existantes ainsi que les travaux qui se sont intéressés aux productions de liaison en français L2. En nous basant sur des données variées, nous montrerons ensuite en quoi le projet IPFC – visant à constituer, à l’aide d’un protocole multitâche, une large base de données orales d’apprenants de diverses L1 – peut contribuer à un renouvellement des analyses dans le domaine de l’acquisition de la liaison ainsi que du matériel pédagogique lui-même.

 

Giulia BARRECA (MoDyCo, Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Université Catholique de Milan) et Oreste FLOQUET (Sapienza, Université de Rome)

L’acquisition de la liaison chez des apprenants italophones : le corpus IPFC-italien (Rome)

Résumé

La plupart des études sur l’acquisition de la liaison en L2 (Wauquier, 2009 ; Harnois-Delpiano, 2012) s’accordent sur un traitement lexical basé sur une représentation orthographique des mots. Cependant les positions divergent quant à la capacité des apprenants d’opérer des généralisations morpho-phonologiques de la liaison. Dans le cadre du projet IPFC (InterPhonologie du français Contemporain) cette présentation se propose de documenter,  à partir des résultats d’une étude longitudinale,  l’évolution de l’acquisition de la liaison chez dix-sept étudiants italophones inscrits à l’université « Sapienza » de Rome. Les réalisations de la liaison attestées dans l’interlangue de ces apprenants semblent suggérer la mise en place de stratégies d’acquisition qui dépassent la simple mémorisation « au cas par cas ».

 

4ème séance

 

Marie-Helène CÔTÉ (Université Laval)

Liaison, lexique et grammaire

 

Résumé

La liaison ouvre une fenêtre unique sur la structure du lexique et de la grammaire. D’une part, le statut lexical ambigu des consonnes de liaison a fait l’objet de débats soutenus concernant la nature des liens que la consonne de liaison entretient avec les mots précédent et suivant. Selon Côté (2014), la consonne de liaison n’appartient dans le cas général à aucun des deux mots. D’autre part, la réalisation des consonnes de liaison implique simultanément plusieurs composantes lexicales et grammaticales, ce qui soulève directement la question des interfaces. Côté (2013) suggère en particulier que la réalisation de la liaison dépend non pas du contexte syntaxique ou prosodique dans lequel le mot précédent apparaît, mais de l’ensemble de sa distribution. Nous présenterons ces résultats et discuterons de quelques unes de leurs implications pour la structure du lexique et  de la grammaire, notamment le constructionnisme et la modularité.

 

Céline DUGUA (LLL , Université d’Orléans) et Marie BACLESSE (Orthophoniste)

L’oreille ou l’œil ? ou comment expliquer la réalisation des liaisons dans une tâche de lecture par des enfants âgés entre 8 et 11 ans.

 

Résumé

L’usage et le processus d’acquisition des liaisons sont aujourd’hui bien documentés chez les enfants entre 2 et 6 ans. Au-delà de cet âge, au moment où se met véritablement en place l’apprentissage de la lecture, se pose la question de l’influence du déchiffrage (plus précisément l’acte de « voir » des graphèmes) sur la réalisation de la liaison. A partir du cadre des théories basées sur l’usage, nous chercherons à montrer que les connaissances (ortho)graphiques acquises ne supplantent pas pour autant les connaissances antérieures fondées sur la mémorisation et l’usage de constructions impliquant des liaisons. Notre étude s’appuie sur une tâche de lecture proposée à un échantillon d’environ 100 enfants tout-venant de CE2-CM1.

 

 

 




 

 

Séminaire du groupe de travail inter laboratoires sur la liaison 2012/2013

Des collègues appartenant à différents laboratoires (Modyco, ESLO, Lidilem, CLEE, autres équipes à venir) ont décidé d'organiser un groupe de travail sur la liaison en français. Tous les aspects du phénomène sont concernés : synchronie et diachronie, acquisition L1 et L2, modélisation, sociolinguistique, variabilité, phonétique, lexicologie, morphologie, syntaxe, prosodie, orthographe, vision etc.

Le groupe de travail se réunit une fois par mois, à Paris en général, mais aussi à Orléans, Grenoble etc., selon le calendrier joint. Ces réunions sont aussi peu formelles que possible. Deux collègues organisent chacun une présentation de 45 minutes plus 15 minutes de débat, sur un thème annoncé. Ces présentations consistent en exposé, recherches en cours, lectures critiques de publications, revues de sous-domaines, présentations de ressources, analyses quantitatives ou qualitatives etc. Le format des séances est souple et adaptable. Il doit favoriser les échanges et les discussions.

Un site web d'échange, permettant de poster des billets, des articles, des références bibliographiques, des papiers récents est en cours de construction (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Il pointera sur les travaux et les ressources des laboratoires.

Le groupe de travail est largement ouvert et vous êtes cordialement invité à y participer. Merci également de diffuser cette annonce auprès de vos collègues et étudiants-chercheurs avancés.

La coordination du groupe est assurée en 2013 à Paris Ouest par Bernard Laks (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) et Julie Peuvergne (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Pour vous inscrire sur la liste de diffusion, merci de leur indiquer votre intérêt pour participer à ces réunions et les coordonnées mail de toute autre personne intéressée (copie aux deux coordonnateurs).

Année 2014/2015 : le programme du séminaire "La liaison" est en cours d'élaboration.

 

Calendrier pour l'année 2013/2014 (séances de 14 à 16h):

21 Janvier : Ressources et corpus : responsables Olivier Baude et Céline Dugua (LLL)

default Baude_Dugua_21janvier2013 (52 KB)

Liégeois_21janvier2013

 

11 février : Acquisition : Jean-Pierre Chevrot (Lidilem), Loïc Liégeois (LRL)

Jean-Pierre Chevrot, Lidilem, Université de Grenoble et IUF : Acquisition de la liaison prénominale : modèles, débats, données.
Abstract
Liaison is a sandhi phenomenon in French. Over the last four decades, it has given rise to many different models illustrating the whole range of phonological theories. More recently, new studies have documented its acquisition in French-speaking children as well as adult learners of French as a second language. These studies have resulted in the elaboration of two models of the acquisition process: 1/ the constructionist model (Chevrot, Dugua & Fayol, 2009; Nicoladis & Paradis, 2011) developed within the framework of the usage-based theories; 2/ the phonological model (Wauquier, 2009) which represents the framework of nonlinear phonology. Our aim is to re-examine the usage-based model in the light of the criticisms and suggestions made by Wauquier (2009). We shall first present the two models and then examine the issues under discussion. After that, we shall present longitudinal data testing a prediction made by the phonological model with regard to the generalization process in L1 and L2 acquisition. To conclude, we shall identify the points that remain to be clarified for each of the models and the directions which future research should take.

Chevrot_11fevrier2013

Loïc Liégeois, Laboratoire de Recherche sur le Langage, Clermont Université : La variation phonologique en discours adressé à l'enfant dans le corpus ALIPE.
Résumé
Il est établi que, comparé au discours adressé à l'adulte (DAA), le discours adressé à l'enfant (DAE) comporte plusieurs spécificités. En effet, les énoncés adressés à l'enfant sont plus courts (Phillips, 1973) et plus simples au niveau syntaxique (Rondal, 1980). Au niveau prosodique, les énoncés en DAE sont produits avec une « hauteur tonale élevée et une intonation exagérée » (Jisa et Richaud, 1994, p.22) et les mots portant les informations sémantiques les plus importantes dans le discours sont davantage accentués (Garnica, 1977). De plus, les adultes ont tendance à privilégier les variantes standard par rapport aux variantes vernaculaires en DAE (Foulkes et al., 2005). Au cours du développement linguistique de l'enfant, ces caractéristiques tendent à disparaître, les structures syntaxiques utilisées en DAE se complexifiant pour se rapprocher de celles utilisées en DAA (Snow, 1972).
Dans le cadre du projet Acquisition de la Liaison et Interactions Parents-Enfant (Chanier et al., 2012), nous souhaitons observer si le DAE comporte des spécificités au niveau de deux variables phonologiques du français : la liaison et l'élision du schwa. Afin de pouvoir observer et comparer le DAA et le DAE nous avons transcrit et annoté 30 heures d'interaction parents-enfant recueillies en situation naturelle au domicile de trois familles différentes (10 heures par famille). Nos premières analyses, effectuées sur une partie des corpus denses du projet ALIPE, ont fait apparaître une fréquence plus élevée du maintien du schwa (Liégeois et al., 2012) et de la réalisation des liaisons variables en DAE par rapport au discours parental adressé à un adulte (Liégeois et al., 2011).
Cet exposé se concentrera sur les productions de liaison en input parental en fonction de l'adresse du discours. Nous montrerons que, en fonction de l'âge de l'enfant, les parents modulent plus ou moins leur langage. En effet, au fil du développement linguistique de leur enfant, les taux de réalisation de la liaison et les fréquences de cooccurrence Mot1/Mot2 observés en DAE se rapprochent de ceux relevés en DAA.

default Liégeois_11février2013

 

25 mars : Phonétique : Cécile Fougeron et Martine Adda-Decker

Productivité de la réalisation de la liaison: études manuelle et automatique de corpus divers.

Nous présenterons les résultats de différentes études basées sur des approches de traitement (semi)manuel ou automatique dans lesquelles la question était d'étudier la productivité de la réalisation de la liaison en fonction du style de parole (lu vs. spontané), du débit de parole, de facteurs lexicaux et en comparaison avec d'autres phénomènes phonologiques comme la chute de schwa. Nous discuterons des implications de ces résultats pour les systèmes de reconnaissance de la parole (automatique ou par l'humain), et nous aborderons des questions méthodologiques liées aux différentes approches de traitement de corpus.

default Fougeron_AddaDecker_25mars2013 (4.23 MB)

 

28 mai : Sophie Wauquier et Ellenor Shoemaker   default WauquierShoemakerRésumé

10 juin : dernière séance : bilan

 

folder Séminaire La liaison Tous les fichiers

 

BIBLIOGRAPHIE  

Adda-Decker Martine, Elisabeth Delais-Roussarie, Cécile Fougeron, Cédric Gendrot & Lori Lamel (2012), « La liaison dans la parole spontanée familière : une étude sur grand corpus », Revue Française de Linguistique Appliquée, volume XVII-2012 : Langue parlée : norme et variation.

Adda-Decker Martine, Philippe Boula de Mareüil & Lori Lamel (1999), « Pronunciation variants in French : schwa & liaison », 14th International Conference on Phonetic Science, ICPhS 99.

Boula de Mareüil Philippe, Martine Adda-Decker & Véronique Gendner (2003), « Liaisons in French : a corpus-based study using morpho-syntactic information », Proceedings of the International Conference on Phonetic Sciences, ICPhS, Barcelone.

Bürki, Audrey & Gareth Gaskell (2012), « Lexical representation of schwa words: two mackerels but only one salami », Journal of Experimental Psychology: Learning, Memory, and Cognition, 38, 617-631.

Bürki, Audrey Elsa Spinelli & Gareth Gaskell (2012), « A written word is worth a thousand spoken words: The influence of spelling on spoken-word production », Journal of Memory and Language, 67, 449-467.

Chevrot, Jean-Pierre & Isabelle Malderez (1999), « L'effet Buben : de la linguistique diachronique à l'approche cognitive (et retour) », Langue française, 124, 104-125.

Chevrot, Jean-Pierre, Damien Chabanal & Céline Dugua (2007), « Pour un modèle de l’acquisition des liaisons basé sur l’usage: trois études de cas », French Language Studies, 17, 103–128.

Chevrot, Jean-Pierre, Céline Dugua & Michel Fayol (2009), « Liaison acquisition, word segmentation and construction in French: a usage-based account », J. Child Lang, 36, 557–596.

Chevrot, Jean-Pierre, Aurélie Nardy & Stéphanie Barbu (2011), « Developmental dynamics of SES-related differences in children’s production of obligatory and variable phonological alternations », Language Sciences, 33, 180–191.

Dugua Céline, Elsa Spinelli, Jean-Pierre Chevrot & Michel Fayol (2009), « Usage-based account of the acquisition of liaison: Evidence from sensitivity to the singular/plural orientation of nouns », Journal of Experimental Child Psychology, 102, 342–350.

Fougeron Cécile & Elisabeth Delais-Roussarie (2004), « Fais_en à Fez_en parlant » : Étude comparative de la liaison et de l'enchaînement », Actes de JEP-TALN 2004, Fès, Maroc.

Fougeron Cécile, Jean-Philippe Goldman & Ulrich Frauenfelder (2001) « Liaison and schwa deletion in French : an effect of lexical frequency and competition ? », Eurospeech 2001, Aalborg, Danemark.

Fougeron Cécile, Jean-Philippe Goldman, Alicia Dart, Laurence Guélat & Clémentine Jeager (2001), « Influence de facteurs stylistiques, syntaxiques et lexicaux sur la réalisation de la liaison en français », 8ème TALN, Tours, 2001. 

Gallot Sophie, Spinelli Elsa, Jean-Pierre Chevrot & Céline Dugua (2009), « Le rattachement lexical de la liaison : une expérience d’amorçage chez des enfants prélecteurs »,  Psychologie française, 54, 355–361. default

Ziegler, Johannes C., Mathilde Muneaux & Jonathan Grainger (2003), « Neighborhood effects in auditory word recognition: Phonological competition and orthographic facilitation », Journal of Memory and Language,48, 779–793.

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Séminaire "Atypies et dysfonctionnements langagiers"

Séminaire « Atypies et Dysfonctionnements langagiers » organisé par Caroline Bogliotti & Christophe Parisse

2er mardi du mois, 10h-12h, Batiment Rémond (A), salle 305 ou 406,

 

 

PROGRAMME 2018-2019

séance 1 9/10/2018 Franck Ramus
LSCP, ENS
    
En quoi le cerveau des enfants dyslexiques diffère-t-il de celui des normo-lecteurs ? Peut-on identifier des marqueurs neuroanatomiques de la dyslexie, permettant de la prédire à l’avance ? Nous discuterons à la fois nos résultats et les autres travaux publiés sur le sujet, ce qui nous amènera à une discussion plus vaste concernant le pouvoir prédictif des corrélats, la réplicabilité des résultats, les biais de publication et les bonnes pratiques statistiques.

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séance 2 13/11 Mireille Babineau

Titre : Synergies lors de l’acquisition du lexique et de la syntaxe
Chercheure post-doctorante
Laboratoire des Sciences Cognitives et Psycholinguistique (LSCP)
ENS-EHESS-PSL

Pour arriver à apprendre le sens d’un nouveau mot, les jeunes enfants peuvent utiliser le sens des autres mots de la phrase, ainsi que le contexte syntaxique. Ce mécanisme d’initialisation syntaxique (« syntactic bootstrapping » ; e.g. Gleitman, 1990) démontre bien que les connaissances dans un domaine (e.g. la syntaxe) sont nécessaires pour acquérir des connaissances dans un autre domaine (e.g. le sens des mots). Ainsi, si on entend une phrase telle que « Oh regarde, elle dase ! », le pronom indique que « dase » réfère à un verbe et possiblement à une action, alors que si on entend une phrase telle que « Oh regarde! Une dase ! », l’article nous indique qu’il s’agit d’un nom et possiblement d’un objet (e.g., de Carvalho, Babineau, Waxman, Trueswell & Christophe, en révision). Selon l’hypothèse de la graine sémantique (e.g. Christophe et al., 2016), ce sont les connaissances précoces du sens de quelques mots (noms et verbes) qui permettent aux enfants d’initialiser la création des catégories syntaxiques, i.e. les bébés doivent apprendre que les noms/objets (par ex. « biberon ») sont souvent précédés par des articles (« un », « des »), alors que les verbes/actions sont souvent précédés par des pronoms (« tu », « elle »). Mes travaux examinent l’apport des mots et contextes connus par l’enfant lors de l’apprentissage de nouveaux mots. Dans un premier temps, nous avons démontré que les bébés de 14 mois peuvent catégoriser de nouveaux noms, alors que la catégorisation de nouveaux verbes représente un défi sauf lorsqu’ils sont accompagnés de verbes connus (Babineau, Shi & Christophe, soumis). Ainsi, dès un très jeune âge, les bébés connaissent déjà bien les contextes où apparaissent les noms et les verbes familiers (voir aussi Babineau & Christophe, en préparation). De plus, les jeunes enfants peuvent rapidement intégrer de nouveaux mots grammaticaux et apprendre le sens qu’ils prédisent (e.g. Babineau, de Carvalho, Trueswell, & Christophe, en préparation ; Barbir, Babineau, Fiévet & Christophe, en préparation). Par exemple, les enfants de 3-4 ans sont capables d’intégrer un nouveau mot de fonction (e.g. ko) en utilisant son contexte syntaxique pour ensuite l’utiliser aisément comme un pronom ou bien comme un article (e.g. inférer le sens probable d’un nouveau mot tel que « ko dase », dase = action). En somme, ces résultats démontrent qu’il existe un lien fort entre l’acquisition du lexique et de la syntaxe, et que les enfants possèdent dès un âge précoce la capacité à généraliser leurs connaissances dans ces deux domaines.

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séance 3 11/12 Nathalie Lewi-Dumont
MCF à l'INSHEA (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés)

Titre: Quelques spécificités de l’accès au langage oral et écrit des jeunes aveugles

 Après un rappel de quelques caractéristiques des jeunes déficients visuels (aveugles et malvoyants), population rare dans les pays développés et peu étudiée (cf. Hatwell, 2003, Lewi-Dumont, 2016), on abordera les principales particularités de l’acquisition du langage oral chez l’enfant aveugle, à partir de divers travaux (Fraiberg, 1977 ; Hatwell, 2003, Lewi-Dumont, 1997, 2000, 2011 ; Pérez-Pereira & Conti-Ramsden, 1999). Puis, après une présentation du fonctionnement du système braille (Mellor, 2008), on évoquera les spécificités de l’accès à l’écrit par la modalité tactile (Hatwell, 2003, Lewi-Dumont, 1997, 2016 ; Millar, 2013), tant pour les enfants que pour les personnes plus âgées et les perspectives de recherche en la matière.


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séance 4 08/01 Barbara Kopke
Professeur en sciences du langage, Octogone-Lordat (EA 4156), Université de Toulouse (UT2)

Titre: La place de l’attrition dans le développement bilingue : vers un continuum entre influence translinguistique, changement de dominance et attrition ?

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séance 5 12/02 Eva Guttierez-Sigut

Research fellow.
Departamento de Metodología de las Ciencias del Comportamiento.
Universidad de Valencia

Titre: “Language processing in deaf signers: from phonological processing to semantic access »

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séance 6 12/03 Christelle Maillart
Professeur à l'Université de Liège, département de Logopédie

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séance 7 09/04 Marion Fossard

PR, Institut Sciences du Langage et de la Communication, Université de Neuchâtel

Titre: Dynamique discursive et marqueurs de référence : comment (différents) locuteurs ajustent-ils leurs choix référentiels lors d’une tâche collaborative de narration d’histoires ?

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séance 8 14/05 Anna Ghimenton
MCF à l'Université Lumière Lyon 2.

Titre: Analyse perceptive des attitudes linguistiques vers la variation chez l'enfant francophone âgé entre 5 et 12 ans

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séance 9 11/06 Stéphanie Caët et Marion Blondel
Université de Lille et SFL (CNRS, Université Paris 8)

Titre: Evaluation d’une production narrative (structure & grammaticalité) : méthodologie et premiers résultats pour la LSF (enfants sourds de 4 à 11 ans)

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PROGRAMME 2017-2018

Date

Nom

Thématique

10/10

Perinne Brusini, Department of Psychology, Université de Cambridge

Acquisition L1 phono

14/11

Annulé

 

5/12

Simone Falk, LPP, UMR 7018 CNRS, Université de Paris 3

« Le rythme et les troubles de la parole – quelques résultats et réflexions sur le bégaiement »

9/1

 

Alienor Bouchaud, Université de Toulouse

 

L’apprentissage de la lecture d’une langue vocale est considéré comme la mise en relation de formes phonologiques avec des formes orthographiques. Une langue alphabétique comme le français possède un degré de transparence élevé dans la correspondance graphème-phonèmes ayant une incidence importante sur l’apprentissage de la lecture (Seymour & al., 2003). Dans le cas des langues signées, on envisage généralement la lecture comme un apprentissageglobal basé sur des compétences linguistiques (Niederberger, 2007), mnésiques et visuelles élevées, sans recours à la conversion graphème-phonèmes, où un signe égale un mot (Alegria,1999). Or, les caractéristiques structurelles de la langue des signes dont l’iconicité et la simultanéité des paramètres, en font une langue difficilement segmentale en unités apparentés à des unités phonologiques (Cuxac, 1999). Un examen approfondi de la langue des signes française (LSF) laisse apparaître que certains signes relèvent de la composition morphologique. Ainsi, pour désigner la majorité des arbresfruitiers, on utilisera le signe [ARBRE] et son fruit (/bananier/ = [ARBRE+BANANE]). Il existe en LSF des familles morphologiques constituées autour d’un élément commun.Notre hypothèse est que l’apprentissage de la lecture chez les locuteurs de la LSFs’effectuerait au travers d’une correspondance entre un élément du signe (porteur de sens)  et un morphème du français. Une liste de 62 familles morphologiques fréquentes a fait l’objet d’une analyse distributionnelle. Pour chaque famille, un élément commun (base) a été identifié. Notre étude porte sur un groupe de 13 enfants (CE2- CM1) dont la LSF est la langue maternelle, qui sont scolarisés en LSF, non appareillés ou porteurs d’implant cochléaire et non locuteurs du français. Un groupe contrôle est constitué de 13 enfants monolingues du français. Nous présenterons le matériel linguistique analysé et les expérimentations en amorçage déjà réalisées et celles à venir qui soutiendront, par des résultats tangibles, notre hypothèse.

Caractérisation des troubles du langage chez les enfants sourds implantés

Céline David, Université de Tours

 

Pour la plupart des enfants sourds profonds à l'heure actuelle, l'implantation cochléaire est devenue quasi-systématique lorsque les parents ont un projet d'oralisation ou de bilinguisme langue vocale-langue des signes pour leur enfant (Govaerts et al., 2004). Pour la majorité d'entre eux, l'implant cochléaire permet un bon développement du langage oral dans les années suivant l'intervention, avec l'appui d'une rééducation pluridisciplinaire (Schorr et al., 2008). Cependant, certains enfants sourds présentent des difficultés d'accès au langage oral, et ce malgré une implantation cochléaire précoce et un suivi régulier dans de bonnes conditions environnementales (Niparko et al., 2010).   Ces difficultés contrastent avec un bon seuil de récupération auditive et une perception efficace des bruits (Loundon, 2004). Se pose alors la question de l'origine des difficultés de langage oral de ces enfants. Elles pourraient être liées à un trouble du langage qui affecterait toutes les langues (de Hoog et al., 2016), qu'elles soient vocales ou signées, comme c'est le cas chez les enfants bilingues (Paradis, 2007). Ces difficultés pourraient également être dues à une anomalie dans le traitement cérébral plus tardif de l'information auditive touchant les sons de la parole (Bakhos et al., 2014). Nos travaux cherchent à déterminer laquelle de ces deux hypothèses correspond le mieux au profil de ces enfants. Notre protocole évalue les compétences langagières de plusieurs groupes d'enfants en français et en langue des signes française (LSF), pour ceux qui y ont été suffisamment exposés. Nous étudions ainsi des enfants sourds implantés avec et sans difficultés de développement du langage oral ainsi que des enfants normo-entendants avec et sans trouble spécifique du langage (TSL). Les épreuves en langue vocale évaluent plusieurs domaines linguistiques tels que la phonologie, la morphosyntaxe et le lexique, à la fois en compréhension et en production. Pour la langue des signes, des outils expérimentaux ont été développés pour évaluer la phonologie, la morphosyntaxe et le récit (Bogliotti et al., 2017).   Nous détaillerons particulièrement l'élaboration et le pilotage du test de répétition de non-signes qui a fait l'objet d'un travail de master (David et al., 2017). Enfin, une partie des enfants recevront également un enregistrement de leurs réactions cérébrales en réponse à des structures langagières proches et de complexité variable, à l'aide d'un éléctroencéphalogramme (EEG). Toutes ces données permettront de mieux comprendre l'origine des difficultés de ces enfants sourds implantés ainsi que la façon dont ils discriminent précocement les stimuli langagiers simples et complexes.

13/2

Jean-Marc Dewaele, Birkbeck college, Londres

Pragmatic challenges in the communication of emotions in intercultural couples
 
 
Abstract 
Statistical analysis of quantitative and qualitative data collected via an online questionnaire from 429 participants who were in an intercultural relationship revealed strongly divided opinions on the pragmatic challenges of communicating emotions with their partner. Though most participants reported some degree of difficulty, most agreed that love and emotional acculturation helped them overcome language barriers. Difficulties in communication were attributed to linguistic, pragmalinguistic and sociopragmatic issues by almost three quarters of the participants who filled out an open question. Partners in intercultural couples thus faced serious and sometimes totally unexpected pragmatic challenges in communicating emotions but generally managed to overcome the obstacles after some months.

13/3 N.B. Nouvelle date

Jane Wottava,

LPP, UMR 7018 CNRS, Université de Paris 3 et LIMSI – CNRS Orsay

« Production and Perception in a Second Language : Evidence from large speech corpora, EEC and teaching”

10/4

Antonella Sorace, School of Philosophy, Psychology and Language Sciences, Université d’Edimbourgh

Bilingualism and cognition

15/5

Lise Demottes, Unité de Logopédie Clinique,

Université de Liège

Mémoire procédurale chez les enfants dysphasiques

12/6

Marianne Gullberg, Center for Language and Literature, Université de Lund

“Language background affects word order processing in a second language online but not offline - behavioural and ERP evidence”

9/10 (date à confirmer)

Franck Ramus,

Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique, Institut d'Etude de la Cognition, Ecole Normale Supérieure

"Neuroanatomy of developmental dyslexia: pitfalls and promises"

 

 

 

 

 

 

PROGRAMME 2016-2017

6/12 Carolina Labbe Rodriguez, Université de Genève,Neuroscience of Emotion and Affective Dynamics (NEAD° laboratory:

Emotion induction during music listening and emotional movie clips

Music is often cited as a powerful form of art capable of both expressing and
inducing emotions in listeners. But the psychological mechanisms underlying
these processes are still somewhat of a mystery. During the first part of this
talk I will discuss some of the ways in which music may induce emotions with
a particular focus on entrainment and the work that we have conducted in
Geneva on the topic. Finally, I will also present new experiments that we are
planning in collaboration with the MoDyCo group on a project concerning emotion
induction and emotion regulation using emotional video clips with depressed
and bipolar subjects.

10/1 Christophe Pallier, Unité INSERM-CEA de Neuroimagerie Cognitive, Centre Neurospin, Gif-sur-Yvette

In search of syntactic representations in the brain.
How are sentences represented in the brain? In particular, do the
syntactic structures proposed by many linguistics analyses correspond
to actual, neurally encoded, data structures during sentence
comprehension? In the first part of the talk, I will present our
attempts to address this question through a series of functional
magnetic resonance imaging (fMRI) experiments relying on a variety of
experimental paradigms (syntactic priming, manipulation of syntactic
coherence, sentence verification, ...). I will also describe some
incursions made in the domains of Music and Mathematics where objects
(e.g. melodies on the one hand, arithmetic formulas or number names on
the other hand) arguably possess some syntactic structure. The results
of experiments manipulating syntactic coherence with these types of
stimuli reveal some interesting similarities and discrepancy with
natural language.
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 31/01 Michèle Kail, DR Emérite CNRS, Laboratoire SFL UMR 7023 CNRS et Paris 8:

Adaptative functions of neuro-behavioral plasticity in L1 and L2 language acquisition

Contrary to assumptions that changes in brain networks are possible only during crucial periods of development (Critical Period Hypothesis), research in the past decade has supported the idea of a permanently plastic brain (with various degrees of plasticity). In L1 and L2 language acquisition and processing, further exploration is needed to know how linguistic capacities emerge from and are constrained by core structural and functional networks of the brain and how experience (learning) shapes that neural circuitry.

Keeping in mind that change is the main adaptative property of the brain, one crucial issue is how early learning leads to dedicate cognitive and neural structures that impact the process and outcome of later development.

This review presents recent progress in our understanding of the neuro-behavioral dynamics of change in some relevant domains for language plasticity. Plasticity (not optional and not reactive) is conceptualized as a main intrinsic property of development

 

  • The language recovery in children with early focal brain lesion : the 10 years San Diego Project (2000-2010)

 

  • The Early speech learning system in monolingual infants : Recent data show that the learning processes in phoneme learning (organization and reorganization) are complex and multi-modal  (cf. Kuhl and the  native  neural commitment hypothesis). Moreover, data attest that these early capacities require a social context.

 

  • The lexical organization in bilingual children

Results of experiments, computational modeling (DevLex Model) and neuro-imaging  studies indicate that the dual action of competition and entrenchment brings new insights into the interactive dynamics of bilingualism. Moreover,   structural brain changes (increased gray matter and white matter integrity) in relation with better executive control leads to the assumption that bilingual experience is somewhat unique with its own neural signatures. Moreover, second language learning efficiency is revealed by brain networks, a new method for capturing individual differences in second language learning success.

7/2 Pr. Pascale Piolino (PhD), Membre Senior Institut Universitaire de France (IUF), Directrice du Laboratoire Mémoire & Cognition (LMC), INSERM UMR S894, Institut de Psychologie, Université Paris Descartes


Systèmes de mémoire dans le vieillissement normal et pathologique

 
Selon les conceptions structurales de la mémoire, plusieurs systèmes  de mémoire peuvent se distinguer. Les études des patients cérébrolésés renforcent cette idée, mais soulignement également les fortes interactions intersystémiques. Après avoir exposé les spécificités neurocognitives des systèmes de mémoire déclarative, notamment épisodique et sémantique, et l'apport des nouvelles technologies aux méthodes d'évaluation, sera présenté un ensemble de données actuelles dans le vieillissement normal, la maladie d'Alzheimer et la démence sémantique.

14/3 Séance annulée

Jean-Marc Dewaele, Department of Applied Linguistics & Communication, Birkbeck College, Université de Londres:

Communicating emotions in a foreign language

In this lecture I will present an overview of the recent surge of interest in the field of emotion and multilingualism. I will focus on the development of sociopragmatic and sociocultural competence, and more specifically on the communication of emotion in a foreign language (Dewaele, 2012, 2013, 2016a). I will also consider the effects of age of onset of acquisition, of type of foreign language instruction and of current language use on the communication of emotion including declarations of love and swearing in the foreign language (Dewaele, 2016b; Dewaele & Salomidou, to appear).

References

Dewaele, J.-M. (2012). L’acquisition et l’usage de scripts dans les différentes langues de multilingues adultes In N. Auger, C. Béal & F. Demougin (eds.) Interactions et interculturalité : variété des corpus et des approches. Berlin: Peter Lang, 195-222.

Dewaele, J.-M. (2013). Emotions in Multiple Languages. Basingstoke: Palgrave Macmillan, 2nd ed.

Dewaele, J.-M. (2016a) Multi-competence and emotion. In Li Wei & V. Cook. The Cambridge Handbook of Linguistic Multi-competence. Cambridge: Cambridge University Press, pp. 461-477.

Dewaele, J.-M. (2016b) Thirty shades of offensiveness: L1 and LX English users’ understanding, perception and self-reported use of negative emotion-laden words. Journal of Pragmatics, 94, 112-127.

Dewaele, J.-M. & Salomidou, L. (to appear) Loving a partner in a foreign language. Journal of Pragmatics.

18/4 Séance annulée

Alienor Girette-Bouchaud, université Toulouse 2 Jean Jaurès, Laboratoire CLLE-ERSS

 

9/5 Saveria Colonna (SFL - UMR 7023 CNRS & Université Paris 8)

Traitement et acquisition des marques de cohésion référentielle

Le travail présenté porte sur le traitement des marques de cohésion référentielle que sont les anaphores. Pour comprendre comment les locuteurs prennent en compte ces marques afin de construire une représentation cohérente du discours, nous nous sommes intéressés à différentes langues (principalement le français et l’allemand mais aussi l’anglais, l’espagnol et le turc) ainsi qu’à différentes populations : les adultes traitant leur langue première (L1), les adultes apprenant une langue seconde (L2) et les enfants apprenant leur L1. Nous présenterons les résultats d’une série d’expériences psycholinguistiques visant à tester le rôle d’une part, des constructions alternatives et d’autre part, de la structure de l’information sur l’interprétation d’un pronom anaphorique. Nous verrons comment l’influence de ces facteurs varient suivant le type de locuteurs (natifs, apprenants L1, apprenants L2) et les propriétés de la langue.

6/6

 

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